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85 jaar magazine _85 ans du magazine 1932 1935 1934 1938 1933 1937 1935 1939 L’architecte Le Corbusier nous livre un article: Un nouvel ordre de grandeur des éléments urbains, une nouvelle unité d’habitation Garage Citroën, Bruxelles Carthothèque à Prague (CZ) Advertentie voor ‘poutrelles Grey, met Boerentoren, Antwerpen Solarium tournant, Vallauris (FR) Huidig Infosteel-lid Metalunion plaatst volgende advertentie Marine Parkway bridge, New York, (US) Ludiek overzicht_Un aperçu ludique Photo E. Sergysels- Fig. 33. Les Magasins d'Exposition vus du Square Sainctelette. A droite, l'entrée du Hall public et le Magasin des pièces détachées donnant sur le quai de Willebroeck Les hauts poteaux métalliques revêtus d’une enveloppe en tôle d’acier de profil fusiforme, les grandes surfaces verticales vitrées, le puissant bandeau et la corniche saillante couronnant la façade font de ce bâtiment un des exemples les plus réussis de l’architecture du fer, de la glace polie et du verre. Le plafond est étudié en vue de diffuser un éclairage artificiel abondant ; il com- porte, au centre, une voûte réalisée par un enduit sur treillis céramique ; au pourtour, un caisson qui dissimule une passerelle et que prolonge une corniche. L’éclairage, d’une puissance de 165 kW, est réparti entre : 1° des lampes masquées par la corniche et éclairant la voûte ; 2° des projecteurs disposés sur la passerelle et donnant un éclairage direct intense ; 3° des réflecteurs dissimulés derrière une corniche basse, le long du mur opposé au square Sainctelette, et éclairant ce mur. Un escalier et un ascenseur desservent la passerelle et rendent aisés l’entretien et le réglage des foyers lumineux qui y sont dis- posés. Un phare d’une puissance de 15 kW est placé sur le sommet du toit ; il est du sys- tème àmiroirs et donne un pinceau vertical et trois pinceaux horizontaux. Le chauffage est à air pulsé. L’air chaud, venant d’un échangëur spécial alimenté 57l Fig. 385. Vue du solarium tournant de Vallauris. (Photo Traverso) Le Solarium tournant de l'Institut héliothérapique à Vallauris (France) L’Institut héliothérapique de Vallauris (Alpes Maritimes) est situé à une altitude de 280mètres et domine la ville de Cannes. Pour traiter des malades par les radiations solaires, on ne pouvait choisir une meilleure situation : parfaite pureté d’air, grande luminosité d’atmosphère, douceur des hivers, nombre particulièrement élevé de jour- nées ensoleillées. Le traitement pratiqué dans cet institut utilise les radiations solaires selon une technique spéciale dans un solarium tournant, qui donne la possi- bilité de procurer aux malades le maximum de radiation quelle que soit l’heure du jour et quelle que soit la saison. Le projet primitif prévoyait le solarium tour- nant au sommet du bâtiment principal. Des rai- sons divasses ont fait abandonner . cet emplace- ment et le solarium a été établi tout à fait à l’écart du bâtiment principal. La partie tournante est entièrement métallique et la partie fixe est en béton coulé entre coffrages métalliques. La partie tournante comporte une plateforme métallique longue de 33 mètres et large de 6m40. Cette plateforme porte une rangée de dix cabines également métalliques, formant deux groupes de cinq cabines, de part et d’autre,d’un poste cen- tral. Par l’intermédiare d’une charpente cette plateforme repose sur un pivot, et sur des galets de roulement, qui assurent la stabilité de la partie tournante. Le pivot est en forme de calotte sphé- rique. Une charge de 150 tonnes est concentrée sur ce pivot qui repose sur un solide massif en béton. Les lits du solarium sont basculants, demanière à pouvoir présenter les malades perpendiculaire- ment aux rayons du soleil. Des précautions spé- ciales ont été prises pour l’insonorisation. (D’après la revue La Construction moderne, 21 mars 1937, p. 4ll.) 288 Fig. 99. Vue générale de la cartothèque. La cartothèque de l’Administration ce trale des Assurances sociales à Pragu L’Administration centrale des Assurances So- ciales à Prague, en Tchécoslovaquie, a dans ses attributions les assurances vieillesse et invalidité de 2.500.000 personnes. Durant les années 1926- 1930, l’Administration centrale n’a pas reçu moins de 18 millions de pièces de toutes espèces concer- nant les assurés. Cette masse de documents pour- rait former une pile de 3.000 mètres de hauteur. Pour faciliter les recherches et le contrôle de toutes ces pièces, l’Administation a décidé de construire une cartothèque moderne de dimen- sions peu communes. Le nouveau fichier géant comprend 2 groupes de 1.360 tiroirs chacun. La hauteur du fichier est de 5 mètres, la surface occupée atteint 370 m3. Les tiroirs ont été réalisés en tôle d’acier; l’ sature est en profilés spéciaux laminés à fro Plusieurs postes de travail mobiles sont à la position des employés chargés de la tenue fiches. Ces postes se déplaçant horizontalement verticalement sont munis d’une cabine ouve pourvue d’un bureau et d’une chaise; ils peuv être instantanément arrêtés au niveau voulu simple pression sur un bouton électrique. La nouvelle cartothèque, qui peut contenir j qu’à 4 millions de fiches, donne entière satisf tion à l’Administration centrale des Assuran Sociales tchécoslovaques. 6 Fig. 140. Vue d'ensemble du pont Marine Parkway à New-York. La travée centrale mobile, a une longueur de 180 mètres. Ce pont a été primé au concours des plus beaux ponts de l'American Institute oi Steel Construction en 1938. Simultanément au travail décrit ci-dessus, on a procédé au montage des travées d’approche. Ce montage s’est fait sur chalands, se trouvant â une assez grande distance de l’emplacemenl du pont. Les travées montées étaient amenées on position par flottage. Flottage La presqu’île de Rockaway, à l’endroit où se trouve le pont de Marine Parkway, est située à faible distance de l’Océan Atlantique. Le courant y atteint normalement une vitesse de lnl80 par seconde, et l’amplitude des marées est de lm50. Toutes les travées furent mises à flots à marée haute; on les amenait en position exacte aumoyen de remorqueurs et en utilisant des corps morts. Après avoirmis en position la travéemobile par exemple, cette travée était relevée de 0m60 par des vérins hydrauliques placés sur les piles. Au fur et à mesure que la marée descendait, la charge sur l’échafaudage de montage se réduisait. Fina­ lement, les chalands entièrement déchargés pou­ vaient être déplacés pour le montage des travées suivantes. Le déplacemcnl total des blocs d’ap­ pui des travées principales par rapport au niveau de l’eau (déplacement dû au travail des vérins et à la marée), nécessaire pour racheter la flèche des poutres et la flottabilité des chalands et assu­ rer le dégagement de la travée fut de 0m85. Le procédé employé pour le montage des deux travées adjacentes à la travée mobile fut analogue à la méthode de montage de cette travée. Montage des travées d'approche Des chalands mesurant de 34m7o à 56m75 de longueur et 10“35 de largeur furent employés pour la construction des travées d’approche, deux chalands de même longueur étaient placés côte à côte et reliés entre eux par des câbles métal­ liques. Les poids des travées d’approche sont relati­ vement faibles; aussi l’échafaudage de montage, 89 Fig. 251. Plan d'urbanisation de la Rive gauche de l'Escaut. Le secteur représenté ici contiendrait cinq cent mille habitants, logés en « ville radieuse », c'est-à-dire : surface bâtie 12 %, surface de verdure 88 %. Super-densité de mille habitants à l'hectare. Hauteurs des immeubles : cinquante mètres. Classification des circulations piétons et automobiles : le sol entier aux piétons ; l'auto- mobile est sur autostrade à cinq mètres de hauteur. On voit ici l'avenue principale de la nouvelle ville qui serait axée sur la Cathédrale. On voit également, au premier plan, l'ensemble des bâti- ments de la Cité mondiale (idée belge), de Paul OTLET. Le projet actuellement étudié dans les Services de la Ville d'Anvers offre une impression inquiétante de désordre et d'inorganisation. au scandale, au plus sinistre et sacrilège scandale ! Une des étapes décisives de la «Ville-Lumière» se boucle par une gouja- terie. Ceci est pour la périphérie de Paris. Aumilieu de la ville, ce sont les immen- ses taches de lèpre des îlots insalubres et l’on se contente d’appeler insalubres les quartiers où vraiment aucun rayon de soleil ne passe, où les planchers s’écroulent, où la honte est dans tous les logis. C’est quand il y a menace de mort imminente que l’on se décide à classer «insalubre» des quartiers entiers qui furent construits il y a plusieurs siècles et qui continuent à dévorer les hommes. Il y a plusieurs siècles ! Ces quartiers sont toujours debout ? Mais oui, cela flatte les penchants historiques de nos édiles ; ils incarnent, pensent-ils, le respect du passé. Et nous qui protestons, nous sommes accu- sés d’être des sans patrie et de détruire la culture et la tradition. Les gens qui, dans les services de la ville de Paris, ont en main toute cette masse palpitante d’intérêts innombrables où le dramatique voisine avec les choses les plus charmantes, sont des techniciens remarquables, honnêtes, scrupuleux ; ils sont chaque jour mitraillés par le cas d’espèce comme des soldats de première ligne reçoivent des grenades, des obus et toutes les menaces qu’on vou- dra. Les cas d’espèce, c’est en l'occurrence, 229

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